
L’image d’un hamster qui tourne dans sa roue ça vous parle ?
Sans cesse… on coure, oui, mais pour aller où ? et pourtant on y met du cœur ! ça mène à quoi ?
« Je ne peux pas lâcher maintenant parce qu’on a besoin de moi »
« Je dis aux autres que c’est super mais au fonds je sens que je me mens à moi-même »
« Je n’ai pas le droit d’être en arrêt, je ne suis pas malade ou vraiment « pas bien ». Je ne me sens pas légitime. »
Est-ce que vous aussi ça vous est arrivé de pousser, pousser le curseur de l’énergie jusqu’à ce que votre entourage proche ou votre corps ne vous envoie des signes d’alerte ?
Je m’explique.
Tout type de métier peut être, s’il correspond à vos valeurs, votre mode de vie et vos attentes, source d’inspiration, de joie et de satisfaction :
Est-ce que vous vous êtes déjà dit : « C’est bizarre, je rentre tous les soirs avec une migraine. », « J’en ai plein le dos », « Je ne vois plus clair » ou encore « j’étais tellement pris que je n’ai pas vu le temps passer et je n’ai pas pris de pauses ».
Autant de signes qui ne doivent pas être pris à la légère une fois qu’ils sont répétés et fréquents. Le corps ne ment jamais.
Déjà en 1980, Herbert Freudenberger, psychiatre américain, évoquait et définissait pour la première fois le burn out comme
« un état de fatigue ou de frustration résultant du dévouement à une cause, à un mode de vie ou à une relation qui n’a pas donné les bénéfices escomptés ».
Traduction : on se consume car on attend trop de l’extérieur.
Vous aussi vous êtes sûrement ce qu’on peut appeler « un bon petit soldat ».
On est performant, dans les rangs, on reconnaît votre expertise.
Ah oui ? mais qu’en fait-on ? comment la développe-t-on ?
Selon Marc de Wilde (coach professionnel) et Dr Patrick Mesters (psychiatre), les premières alertes sont souvent ignorées.
Dès que les signaux deviennent de plus en plus forts, une résistance psychique de valeurs fait front à l’épuisement.
Ce déni est un mécanisme psychologique important qui permet à la personne de ne pas flancher et de garder une forme d’intégrité. On l’appelle aussi le présentéisme ou burn in.
Un moment de lâcher prise va laisser place à une série de somatisations variées :
de la simple fatigue chronique, dorsalgies, céphalées, troubles gastro-intestinaux, rhume, irritation, colère, repli sur soi, difficultés majeures dans la vie privée, détachement, méfiance jusqu’aux alertes majeures type AVC ou crise cardiaque.
Le point de rupture amène un arrêt forcé qui va lancer la courbe de deuil face à laquelle il est important d’être accompagné.
Cette perte d’énergie vient donc d’un épuisement et de frustrations non avouées jusqu’au sentiment de doute vis-à-vis de soi, d’auto-dévalorisation et/ou de culpabilité. Ce qui conduira à de l’absentéisme.
Eh bien il existe différentes phases. Le burn in vers le burn out évolue par étapes successives, on connaît l’enthousiasme et l’investissement, puis la stagnation, la frustration, l’apathie et pour finir, le désespoir.
De cette énergie débordante naissent des espoirs parfois irréalistes ou non adaptés à nos valeurs. Ces dernières peuvent d’ailleurs changer ou évoluer selon certains évènements (naissance, décès, rupture, rencontre, etc). C’est lorsque l’on réalise que nos besoins de sont pas comblés que l’insatisfaction s’installe.
Nous découvrons que ce qui n’est pas sous notre contrôle nous pèse, que nous ne pourrons pas tout changer et que le détachement devient une protection personnelle.
Vous me direz « autant démissionner ! ». certaines personnes le font mais d’autres s’accrochent, souvent par souci de sécurité financière non ? 😉
Vous aurez compris que ce processus est lent et que le désespoir qui s’installe vous fait perdre goût et sens aux choses. J’ai l’image d’une main accrochée qui lâche doucement, doigt par doigt jusqu’à paniquer parce que sans prise.
Je vais vous donner l’image d’une boule à neige. Prêt ?
Votre boule à neige a été secouée dans tous les sens
Arrêtez juste de secouer cette boule à neige : les grains continuent de virevolter ? oui. Regardez-les simplement. Ne jugez pas, observez et notez les.
Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous ? je vous rassure, Rome ne s’est pas construite en un jour non plus…
Continuez de laisser retomber ces grains… acceptez que ces pensées soient là.
Appréciez ces grains qui sont retombés, calmes et qui vous libère d’une charge mentale. Vous êtes de nouveau présent à vous.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Quelle est votre histoire et votre cheminement ? avez-vous véritablement identifié vos tenants et vos aboutissants ?
Cette image vous parle ? je vous propose de prendre rendez-vous pour en discuter.
Au plaisir d’échanger avec vous 😉
Natacha
Marlène Schiappa et Cédric Bruguière, J’arrête de m’épuiser, aux éditions Eyrolles
www.youtube.com/watch?v=vd2VIEA5Htc&ab_channel=ICFSynergie
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